mardi 10 juin 2014

Entre vous, émoi ...

 Racines, élaborant le chêne ...
Vous êtes comme des radiographies de quelque chose en nous .
...
Sur la page blanche
Tombe une fourmi
Avec peut-être des ailes d'ange.
...
S'improviser un réseau de racines
Qui relierait entre elles toutes les racines ?

Eugène Guillevic

 
( Les grandes baigneuses, 1900-1905, Huile sur toile, Paul Cézanne.)

Cher ami(e) derrière ton écran, toi qui pianotes vers moi et réciproque aimant.
On commence à se connaître un peu, du moins j'aime à le croire, après toutes ces années.
Cézanne est quoi ... " Je suis le primitif d'un nouvel art" a dit Paul Cézanne.
Ou l'art de s'apprécier dans le virtuel, de se respecter, de se visiter, de se cultiver, de se renouveler.
Je suis toujours émerveillée  (oui le mot est exact, il n'est pas trop fort, il effleure même ) que l'on puisse se retrouver en humanité, sans même se connaître. Pauvres humains capables de se donner du bien, du bon, du vrai, dans cette société qui isole souvent, n'est-ce pas marvelous !
Qu'en serait-il si nous nous connaissions.
Ici, il n'est qu'à pousser la porte, d'ailleurs elle est toujours ouverte sur coeur.
Oui, toi es moi, ou presque.
Qui s'heureux semble s'assemble ?
Comme un sas humble ou se retrouver. De nuit comme de jour. De tristesse comme d'allégresse.

Il m'arrive de penser à vous, quand je regarde mes fleurs, me croyez-vous.
En tout cas, on pourra dire : toi et moi, on aura passé, en se regardant. Passant, se regarder.
Pour s'heureux garder, c'est peut-être autre chose, on change si souvent, on s'émeut, oui on s'aime heu, puis on mue, parfois on s'oublie, c'est d'homme âge, pauvres hommes, hume haine condition ? mais la consolation, c'est le pardon, et le ciel bleu c'est l'Espérance qui nous est donnée ...
La joie de vivre et de le savoir !

Veronica B, 10 juin 2014, à vous qui passez sans me voir ...


samedi 7 juin 2014

As-tu vraiment bon caractère ?


Tu n'as pas très bon caractère
Après tout, qu'est-ce que ça peut faire !

Aurais-tu des "p'tits- à-côté" qui m'invitent à te pardonner ?


Sans faire d'ictère, sans même aiguiser ta colère, après tout qu'est-ce que ça peut faire, petite cache aux tiers, si je t'aime au delà des guerres, tu n'as pas très bon caractère, changeante, austère, esthète en l'air ! tu n'as pas très bon caractère et moi je suis un frais mystère !

Saurais-tu me parler de ton caractère, allons fais-toi le plaisir des mots en "ère" ( ou maudits hiers ), 
mon ami(e) ...


mercredi 4 juin 2014

La rose égale ...


Je suis devant la fleur 
Que je ne nomme pas.

Elle attend
Et j'ai du plaisir

A la voir qui se tend
Vers ce qu'elle doit être

*

Quand on n'a pas le goût
De saisir le jour,

La rose elle-même
N'est que du végétal.

*

Crois-tu
Que pour en arriver là,
Pour ainsi s'épanouir,

La rose n'a pas dû souffrir ?

*

Rose,
Regarde-moi.

Ce n'est pas
Que je sois seul au monde,

Mais toi,
Toi.

*

A rose égale,
Soleil égal.


Eugène Guillevic, 1989, Composition végétale.


samedi 31 mai 2014

Je dors dans ton silence

Je dors dans ton silence
Et le couchant demeure aux crêtes des vivants
Les regrets sont bannis 
Car au coeur de la nuit
Quand tu m'as visitée d'une plume veilleuse
Les oiseaux ont marché
Des faisans au soleil
A la cour du vent
Berceuse harmonieuse ( faire la diérèse )

Je dors dans ton silence
De ces éclats d'offrir en langue de voix
You
Qu'on se donnait souvent
Tu connaissais si vrai la montre du ciel ( faire la diérèse )
Mes pas d'or sur la taie
Hâtant la joie-hibou
Celle qui réfléchit se pose sagement
Pour confier vérité

Je dors dans ton silence
Et le couchant demeure au secret des vivants
Sur la table rongée
Par la vie alitée
Une lampe s'allume, un livre se réveille
Le chêne crie victoire
Au petit geai fier ( faire la diérèse ) qui avait moucheté des graines pour l'hiver
La mélodie commence
Un écureuil roux se couche avant l'été ...


Veronica B, La nuit visitée, 31 mai 2014


mercredi 2 avril 2014

Le Jardin d'Aime Haut s'endort ...

 Chers ami(e)s d'Aime Haut

Tout doucement, tandis que le printemps revient, il semblerait que le Jardin se soit endormi ...

Je n'alimente plus beaucoup en billets, pas de photos récentes à offrir, je visite mes liens avec moins de méthode et je ne chasse plus ...(sourire) Je dois me rendre allée, vie, danse ...
Une autre page se dessine avec le départ et l'absence d'êtres aimés qui ont peuplé et animé ce même lieu, un vrai jardin qui m'avait inspiré le nom de cet espace (que parcourait du soir ad orée toujours à mes côtés un animal adoré ...) qui s'est refermé lui aussi sur un autre lieu de vie à découvrir, créer, aimer haut ... 
Aussi, je le sens au creux de la toute petite voix, ne voulant pas tomber, revenir ou demeurer dans la nostalgie ( par les photos, les mots qui tous me rappellent ... )  il est temps pour moi de vous faire mes hauts revoir, en vous disant bien combien j'ai aimé vous connaître, partager le long de ces mois, avec chacun, chacune d'entre vous ce qui nous tient le plus à coeur, en notre belle et unique complicité. Je ne vous oublierai pas.
Je reviendrai sûrement un jour cultiver l'enthousiasme et l'amitié. Autre étang, autre lieu ?

Je vous embrasse dans la paix, la joie et la fraternité. 

Merci.
Bien à vous.

Veronica B, le 2 avril 2014.



samedi 29 mars 2014

La d'âme aux camélias ...



Proverbe chinois :

Une femme ne loue jamais sans médire



Proverbe indonésien :

Dalam laut boleh diduga, dalam hati siapa tahu ?

La mer profonde laisse entrevoir ses abîmes, mais qui peut sonder le coeur d'une femme ?



mercredi 26 mars 2014

Un vers d'Haut

Etre sur la bonne langueur d'ondes ...


Dans le jardin
Un miroir d'Haut
Pour arrondir l'enchantement

Le coucou rêve d'un air celtique
Son coeur est valentine pour la paille divine.

La voix était fidèle
Dans le jardin
     Un verre d'eau ...

Il lui disait :
"_Tu fais de belles chaises dans ton petit coin !"

Veronica, in Le miroir, un verset.



dimanche 23 mars 2014

Joie de verser ensemble ...



Converser :

Boire et confier
Ensemble
Allo qui nous anime

Hangar
Qu'as-tu stocké pour moi
Manne-hymne et
Porte-ave

Un avion qui se perd
Dans l'eau
ô Mal de mère

Bonjour mes amis, quel plaisir, vous, heureux, trouver ... vos mots ou vos silences.

Comment, que converses-tu, toi ?
Cancan verses-tu ?
Tu vas bien ?

Les mots heureux viennent toujours après la peine ... et la joie ensoleille la vie ...

Verset
D'âme
A l'Haut

Tu es reconnaissance.


Dans ton coeur, as-tu fait le printemps ?


Veronica B, in L'heure trouvée pour vous, 23 mars 2014.


( quand j'étais genêt-rose ... )

mardi 4 mars 2014

Les saisons nous merveillent ...


Sachant qu'elle nous sera ôtée,
Je m'émerveille de croire en notre saison,
Et que nos coeurs chaque fois
Refusent l'ultime naufrage.
Que demain puisse compter,
Quand tout est abandon ;
Que nous soyons ensemble
Egarés et lucides
Ardents et quotidiens,
Et que l'amour demeure après le discrédit.

Je m'émerveille du rêve qui sonde l'avenir,
Des soifs que rien ne désaltère.
Que nous soyons chasseurs et gibiers à la fois,
Gladiateurs d'infini, captifs d'un mirage?

Les dés étant formels et la mort souveraine,
Je m'émerveille de croire en notre saison.


Saison des hommes, Andrée Chédid.


Ne laissons pas nos yeux d'or se faner ...
Mes chers amis, continuons à nous émerveiller de vivre, tout simplement.
Je vous laisse un peu, le temps de rendre grâce au jardin, de lui faire le printemps, haie merveillée ...
Je viendrai vous lire tout doucement.

D'une ellipse gracieuse, les saisons nous merveillent ...
Les saisons qui reviennent merveillent les hommes, passagers solitaires, amoureux solidaires en nature généreuse, qui cherchent l'harmonie. Le printemps qu'on attend est un chemin de Vie, oui il nous est merveille.

A bientôt
Avec mon amitié toute roses.

Veronica.


samedi 1 mars 2014

C'est quoi la mort ?


" Vous voudriez connaître le secret de la mort. Mais comment le trouverez-vous sinon en le cherchant dans le coeur de la vie ? " 

Khalil Gibran

C'est quoi la mort ?

Mon ami(e), j'aimerais connaître tes mots à toi pour me dire les choses de la Vie ...


mercredi 26 février 2014

Avec tes mots à toi


J'aime tellement mieux quand tu m'parles avec tes mots à toi
Pas en faisant des mots
Même miens même beaux
Tu comprends ?
J'aime tellement mieux quand tu m'dis tes mots à toi
Ceux qui vont droit au coeur
Simples mots
Qui ne trompent pas
Tu m'entends ?
Pas des mots enchanteurs
Pas des mots baladeurs
Des mots vrais 
De toi à moi
 Tes mots.

Veronica B, 26 février 2014, Pour aller à l'essentiel.

dimanche 23 février 2014

Un p'tit goût de j'aime ...


J'aime les lents et l'élan.

J'aime l'élan des lents.

La dentelle du vent.


J'aime l'aile en le loup.

J'aime le coeur épouillé.
La vie cérémonielle.

J'aime le ciel printemps, le matin renaissance, quand les yeux heureux tournés, je marche dans le ciel, avec lui, avec elle, c'est le choeur de ma Vie.

J'aime les doux, les humbles, les simples, les discrets, les pudiques qui aiment, les joyeux affectueux. Ceux qui disent : Pardon, merci, je pense à toi. Simples aimants.
J'aime les solitaires, blessés involontaires, ceux qui cherchent la paix au chant de la saison.
Ceux qui rangent leur front.

J'aime le coeur avant l'intellect.

La main-kiss tend.
J'aime la fleur avant l'écrit vain.

J'aime faire la corbeille pour accueillir la rose. Je tresse mon panier avec une confiance.

Une terre de roses, un land-main de vert.
L'Amour pousse toujours au jardin caressé.
J'aime le coeur serein, le coeur soie, le coeur plein.
J'aime le printemps l'hiver. Le dimanche au soleil, potée de primevères. Couleurs corps-or, données. 
La liberté se serre.

J'aime l'immédiateté du coeur clair et léger.


Un p'tit goût de j'aime, extrait de Ma vie immédiate, Veronica B, 23 février 2014.



mercredi 19 février 2014

Ode-nuit


Cadeau pour Den ( De ma fenêtre à sa porte )



J'aime écouter la pluie
Dans le nouveau jardin
L'eau qui fait des flaquettes, plus grandes que deux mains,
Sur la tôle touillée.


J'aime égoutter la pluie
Dans le nouveau matin
Les feuilles qui balancent, haut si près du redoux,
Sur des trachées de branches,
En ronde de chêne-houx,
Une langue de nuit.

J'ai le frisson de pot
Et l'alarme aux oreilles
Le pied à fleur de mot
Et le vers d'eau merveille.

Je guette sagement 
Le doux pli du levant,
En draps, paix de dousoeur.

Quand l'averse phonique
Passera son chemin,
 En rideaux de musique
Dans le nouveau jardin.


Veronica B, 11 février 2014, Au matin, En égouttant la nuit.

lundi 17 février 2014

En rose de lumière ...


Ton souvenir en moi lui comme un os
Tant soir ...

( Quand tu pouvais en corps machouiller fière en Haut, ces cadeaux sol y terre que tu plantais partout et de ton air si fou, quand on cherchait ensemble, durant des heures de rire, des après-midi roux jusqu'au tomber soleil, ma main aidant ton oeil, tes trésors parsemés dans les rosiers d'accueil ... )

J'aimais sentir tout près,
Ronron de chien heureux,
Ta présence d'orée,
A l'ambre de tes yeux.

Ma fille chien de velours

Quand on partait d'amour
Promener 
Nos conquêtes
Chaque jour une fête 
Les vitres toutouvertes !

Toi ma douce adorée

Tu as tant partagé
De mes joies de mes peines
Silences soifs et secrets
Folies peurs et saisons
Apaisements caresses
Dodo dans la maison
Ton lit près de maman
Baisers repas et liesse
Quand je rentrais d'une course c'était la folie douce !
Je me couchais sur toi doucement pour te couvrir de ma tendresse tu me parlais ronron c'était si doux c'était si bon
Oui c'était le bonheur 
Depuis nos retrouvailles quand tu avais trois ans
Le chant de la maison
Et les mains de tes soeurs
Les jours étaient si courts pour tant et tant d'amour ...

Toi et moi c'est
Nichaînes 
Juste la liberté de la reconnaissance
Et cette éternité

Nous les humains changeants
Vous, merveilleux tout jour

J'aurais voulu pourtant te garder bien mille ans 
Mais la vie c'est comme ça
 On meurt 
Toi, dans mes bras,
Et je t'ai laissée là ... 
Ma fille chien mon bonheur, je sais qu'il était temps, tes os presque seize ans ...

Le ciel dans mon chagrin
C'est le nouveau jardin
Tu as laissé ici ton empreinte de Vie
Gravée dans ma mémoire
Jusqu'à la fin des temps


Tu ne quitteras plus ce petit coin de terre
Tout près de moi ma fleur
En roses de lumière
Ton âme dans mon coeur


Veronica B, Pour la Toss de ma Vie, 17 février 2014.


mardi 11 février 2014

samedi 8 février 2014

Il faut souffrir pour être bien ?


L'expression populaire nous dit : " Il faut souffrir pour être belle "
( en admettant qu'il faille souffrir pour être belle et/ou qu'il faille être belle tout simplement ) 

Mais peut-on dire alors : " Il faut souffrir pour être bien " ?



Qu'en penses-tu âmi(e) ?



mercredi 5 février 2014

Le premier bonheur du jour ...


( Clin d'oeil à Marie-Séraphine et ses délicieux bonheurs de chaque jour )
Bonheur du jour :


Aller au grenier avec une lampe-roche, taper dans les mains pour éloigner les souris ( imaginer qu'il y a "des petites" qui dansent et trottent sous les paquets en me narguant adorablement ) chercher avide aimant dans les cartons encore fermés de la nourriture poétique, prendre le premier, enlever le coach avec un goût tôt, tomber sur quatre bouquins Yves Bonnefoy, Les planches courbes, Yves Bonnefoy, Ce qui fut sans lumière,  Fernando Pessoa, Le gardeur de troupeaux, Christian Bobin, L'homme-joie ...

S'en faire une grande joie de petit matin !
Les ouvrir au hasard, et vous offrir ces mots :


" Quand ils voient un miracle, la plupart ferment les yeux. " 
Christian Bobin, L'homme-joie.

***

" Un jour de pluie est aussi beau qu'un jour de soleil, ils existent tous deux, chacun à sa façon." 
Fernando Pessoa, Le gardeur de troupeaux.

***

" Lucrèce le savait :
Ouvre le coffre,
Tu verras, il est plein de neige
Qui tourbillonne.

Et parfois deux flocons
Se rencontrent, s'unissent,
Ou bien l'un se détourne, gracieusement
Dans son peu de mort.

D'où vient qu'il fasse clair
Dans quelques mots
Quand l'un n'est que la nuit,
L'autre, qu'un rêve ?

D'où viennent ces deux ombres
Qui vont, riant, 
Et l'une emmitouflée
D'une laine rouge ? "

Yves Bonnefoy, De natura rerum, Ce qui fut sans lumière.


***

" Et quelle étrange chose que certains mots,
C'est sans bouche ni voix, c'est sans visage,
On les rencontre dans le noir, on leur prend la main,
On les guide mais il fait nuit partout sur la terre.
C'est comme si les mots étaient un lépreux
Dont on entend de loin tinter la clochette.
Leur manteau est serré sur le corps du monde
Mais il laisse filtrer de la lumière. "

Yves Bonnefoy, Les planches courbes.

mercredi 29 janvier 2014

Pause


à bientôt ...


Aujourd'hui, je vais planter un rosier !


C'est ma fête et je suis heureuse ...

samedi 25 janvier 2014

Les magazines ...

 Poésie. Forme d'expression particulière sur les contrées qui commencent au delà des magazines.
Bien-être. Etat d'esprit produit par la contemplation des ennuis d'autrui. 
Ambrose Bierce, Le dictionnaire du diable.


A l'heure du "Toutinternet", Lis-tu encore les magazines ?
Pour apprendre ? Pour te détendre ? Pour le plaisir d'atteindre d'attendre ton prochain ... ?
Un hebdomadaire ? Un mensuel ?
Les " en vogue " ou " en vague " ?
En veux-tu en "voilà" genre "close-heure" ? Les magazines Pipaul dans les  selles sales  salles d'attente ? Ou tel air âme à  ... ?
Es-tu abonné(e) à Ma Vie Claire ?
Vie pratique ? esthétique ? économique ? folklorique ? psychologique ? érotique ? politique ? sociologique ? scientifique ? gardenistique ? gastronomique ? humoristique ? informatique ? photographique ?

Raconte-moi tes journeaux ( de la déco au fourneau ) tes magazines ... Les achètes-tu ? Les donnes-tu ensuite en les recyclant ? Les empreintes-tu ? Les gardes-tu pour les relire par exemple ? ...


mercredi 22 janvier 2014

Dans le preux de terre, hein


Un jardin qui se crée dans le creux de l'air
Hein
C'est un jardin d'âme et
C'est un jardin de jour

Un jardin qui se lève dans le preux de terre
Hein
C'est un jardin de ciel
C'est un jardin de cour

Un jardin doucement dans le vent du matin
S'éveille lente aimant à la douceur de naître
Qu'une rose endormie en l'endroit des fenêtres
Au couffin de l'amour ...

Veronica B, extrait du Jardin de chêne-houx, 22 janvier 2014.


lundi 20 janvier 2014

La salade de fruits !

Pour changer de récit, pipi en ... ! sourire

C'est heureux parti, vive le lundi !

...  Je lie ( qui n'est pas un délit ) , Jolie salade de fruits en petit pot de lit !

Prends dans ta chambre, dans ton chevet, un joli petit pot de lit en faïence qui ne sert pli, rince-le bien à l'ode-vie, et laisse-toi guider par ta fantaisie ! Quels fruits dans ton bol y pour fructoser la vie ?

Fruite-toi l'envie ! Avec Un thé honey !


Salade de fruits acidulée en petit pot de chevet ...

jeudi 16 janvier 2014

Je, ma tâche.


C'est avec bonheur que je me replonge régulièrement dans la Lecture minute ( 1977, et 1992 pour le texte français ), d'Herman Hesse, recueil de pensées et d'aphorismes passionnant, traduit par Jean Malapate chez José Corti, qu'un ami m'avait recommandé et donné prété.
Hermann Hesse, allemand puis suisse, sans doute, à côté de Thomas Mann son contemporain, l'un des plus grands écrivains de langue allemande du XXème siècle. Romancier, essayiste, poète, peintre, musicien, bibliophile extraordinaire, philosophe, véritable maître à penser de son temps, défenseur des droits de l'esprit, de l'individu, des défavorisés, des faibles, contre l'Etat, la société, la bourgeoisie, les politiciens de tout poil, l'école, la guerre. Il obtient en 1946 le Prix Nobel de littérature. Malgré une vue très faible, il s'est consacré des années durant à son immense correspondance, profitable à l'humanité, prônant le vrai, le juste, le beau, la connaissance et l'accomplissement de soi, le respect des vraies valeurs, au premier rang desquelles l'amour et l'art.
Ainsi, cet ouvrage, véritable panorama de la pensée de Hesse nous permet de contempler mille soixante-quinze citations réparties en quinze rubriques et tirés de textes d'origines les plus variées.

A petites doses, comme nous le rappelle justement l'épigraphe de l'auteur :
" L'aphorisme est comme une pierre précieuse dont la valeur croît avec la rareté et qui n'est un plaisir qu'à petites doses ", j'aurai plaisir à partager avec vous l'esprit de ce grand homme.


"La vie assigne à chacun une tâche différente, unique, et il n'y a donc pas d'inadaptation innée et prédéterminée à la vie; le plus faible, le plus pauvre peut mener une existence authentique et digne à la place qui lui est assignée et apporter quelque chose aux autres, simplement en acceptant cette place qu'il n'a pas choisie et en s'efforçant d'accomplir sa tâche particulière. Voilà l'humanité authentique d'où rayonne toujours quelque chose de noble et de bénéfique, même si celui auquel cette tâche incombe passe aux yeux de tous pour un pauvre diable avec lequel on ne voudrait pas changer de sort.
Oui ! Il faut dire oui à vous-même, à votre particularité, à vos sentiments, à votre destin ! Il n'y a pas d'autre voie. Où mène celle-ci, je n'en sais rien, mais elle conduit à la vie, à la réalité, à ce qui brûle et qui est nécessaire. Vous pouvez trouver le chemin insupportable et vous ôter la vie, chacun est libre de le faire : y penser fait du bien, même à moi. Mais échapper à votre route par une décision, en trahissant votre propre sens et votre propre sort, en vous ralliant aux " gens normaux", cela vous ne le pouvez pas. Cela ne saurait durer et vous plongerait dans un désespoir plus grand encore.
                                                                              *
Ce n'est pas une puissance extérieure aveugle qui joue avec nous comme d'une balle, c'est la somme des dons, des faiblesses, des hérédités que l'homme apporte avec lui. L'objet d'une vie qui ait un sens est d'entendre l'appel de cette voix intérieure et de la suivre de son mieux. La route serait donc la suivante : se reconnaître soi-même, mais ne pas vouloir se juger et se changer, rapprocher plutôt la vie de la forme que notre intuition nous en a dessinée."



jeudi 9 janvier 2014

Aujourd'hui, j'ai repensé à mes arbres


Aujourd'hui, j'ai repensé à mes arbres ...

C'est la première fois depuis deux mois ... 
Sans doute à cause de ce petit air de printemps qui respire au jardin. On a le coeur dans les branches et les bras jusqu'aux feuilles sues par choeur. Oui, par le chant du vent, la couleur des mois, le tour des saisons qu'on a fait mille fois ( ou peut-être un peu moins, je ne compte pas bien ), dans le carré du coeur.
J'ai pensé à eux non pas avec tristesse mais avec ce pincement qu'on a quand, dans l'instant, on voudrait tenir, embrasser un être aimé mais qu'on sait que ce ne sera pas possible, que ce ne sera plus possible.
J'ai vu mon cerisier en fleurs, si grand, si beau à dix huit ans ! prêt à donner naissance à de suaves et croquants fruits rouges, c'est curieux je dis "mon" encore, alors que si heureuse de savoir que d'autres ont profiteront, pourront se cacher dans l'ombre dense et légère de Sophoro pour palabrer à deux les chaudes nuits d'été, pour pleurer aussi seule ( c'est plutôt les femmes qui se cachent sous un arbre pour pleurer, non ... ) tous les chagrins de vie.
J'ai senti le vent gracieux des trois bouleaux frères ( l'un deux, plus chétif, a toujours eu besoin des deux autres pour grandir, ils se sont faits à ce trépied de naissance, se sont accordés ... ) qui était ma cachette dans le petit coin d'angle, où je voyais plus loin.
Je me suis remplie de la couleur caméléone du majestueux liquidambar qui, fenêtre sur cure, a changé ma vaisselle en or de longues années durant et m'a donné d'écrire ( oui les yeux de contemple et l'aime hein dans l'Haut, mon service quotidien et mon pain de séjour ) ...
J'ai imaginé mon érable, nu de l'hiver, laissant passer Soleil en plein nuit de janvier et portant doux son ombre en tenue de juillet ... Mon bureau dominait et j'avais chaque matin un oiseau rare assis qui venait me saluer. Je veux dire un moineau, un qui d'âme corps beau, une mésange pleine ... 
Paul était si jeune encore, je pense moins à lui, ne me fais pas d'souci, il fera de beaux sucres, des abricots roussis, tout blushés de velours et bien tâchés d'amour que les enfants, précoces, guetteront dès le jour, en sautillant du nid.
Quant-au figuier central, unifère et mystère, ma "Blanche de Versailles" ( eh oui, le savais-tu ... ) avec sa basse-cour tout à portée de main,  et ses fruits de faim août, il me parle une langue si stable dans le ciel, je caresse ses veines en imagination, il est passeur ici, je connais bien ses reins ...

Pourtant, je suis heureuse d'être en chênaie ... En chêne et volontaire.
 Je regarde passer ce doux ressouvenir pour mieux le prolonger ...


Un heureux doux souvenir, 9 janvier 2014, Veronica B.


lundi 6 janvier 2014

Chercheurs ...


" Celui qui trouve sans chercher est celui qui a longtemps cherché sans trouver."
Gaston Bachelard



Pour trouver, il faut chercher.
Vrai ?
Pour trouver, il faut interpréter les signes.
Vrai ?
Pour trouver, il faut être disponible, de coeur et d'esprit.
Vrai ?
Pour trouver, il faut revenir sans cesse à l'étoile qui guide, rechercher la lumière quand on est dans la nuit.
Vrai ?
Pour trouver, il faut partager avec des frères et des soeurs de vie.
Vrai ?
Pour trouver, il faut garder l'espérance.
Vrai ?

Que cherches-tu ?


dimanche 5 janvier 2014

Le mini môme ...

Le minimum que je puisse faire, c'est faire de mon mieux ...
Il est si petit ... Mais il fait le maxi môme tu sais ...

Le mini môme c'est ce petit bonhomme qui repasse ses leçons, enchantant ...
Piaf, un petit oiseau sort d'unis.
Le mini môme, c'est ce grand serf volant qui ne rechigne pas à servir dans la hâte et la joie !
Jolie. Tu es bien jolie quand tu es joyeuse !
Le mini môme, c'est ce désir vivant qui joue y qui retrouve les mots d'une maman.
Mum. Pap. Et nous mettre au monde.
Le mini môme, c'est l'enfant-quille en nous équilibre nos élans, fous.
Il est libre Max.
Et l'amie-nid-môme, c'est toi.



jeudi 2 janvier 2014

Ce conte hanté ...



Il était une fois ...

Faut-il voir petit ou voir grand ?
Une petite musique de vie, une grande leçon de panier ...

Court ou long ?
à vos longs thés, rond ou carré, un carré court ...

Se contenter ... ? Un art de vivre ?
Apprendre à vivre avec moins, avec mieux ...

De quoi te contes-hantes tu ? 
Que lis-tu qui t'agrandit ... te fait rêver, t'apprend le vrai ...

Ne plus se raconter d'histoires qui ne nous correspondent pas. S'heureux centrer, s'unifier.
Il y a des voies, des êtres qui sont trop loin de notre sensibilité, il est bon de se connaître pour trouver ou rester au pré des bonnes personnes, dans le secret des vraies lectures ...

Tu sais bien, tu es sage, tu connais l'histoire : les bons contes font les bonze amis ...
Les philosophies du monde nous transmettent des évidences d'essentiel, mais nos amies aussi, et tous ceux qui participent à notre enrichissement ...

Qu'on est bien quand on se raconte des histoires en se contentant de l'essentiel !
Il faut rire un peu de tout et de soi m'aime ! ne pas être dupe de ses démons ! et revenir à la base qui est notre chemin et le fin de notre être...

Autour d'un globe-blog, se raconter des histoires à dormir deux bouts, Morphée au logis. Or, all y taie.
Parcourir le monde de multiples façons, même sans bouger, lire, résister au sommeil, ne pas résister, ne pas croire tout ce qu'on lit, y croire profondément, dormez bien ...

Se contenter du jour qui naît, poétique de vie et d'aimer. Ouvrir bien rang ses oreilles, transmettre la feuille et passer le vent. Murmurer sa petite légende. Allègement, partage et rites-âge. Un pas après l'autre, toujours avant, c'est ...
Ne pas oublier de saluer un arbre chaque jour, sur votre route, regarder le ciel ce qu'il a à nous dire, tourner sur soi une fois et se remettre des émotions, enlever un pull parce que le coeur s'est réchauffé d'une présence, oublier les années qui passent. Se relever où que nous soyons ...

Je me conte hante, je joue à me faire peur, pas longtemps, j'aime trop le doux contentement d'être en vie simple aimant, je me le récite au quotidien !
Savoir se distraire de peu, ouvrir une page au hasard, écouter un bruit mystérieux, s'étonner d'un mot hongrois ( ça change du croisé ) ...

Se contenter d'un seul homme/home ou femme/flamme ! ou bien s'accommoder d'être seul (e) au mieux avec soi-même, partager des contes de vie avec ses amis, se fréquenter joyeusement et légèrement le coeur et l'esprit ( sans se tourmenter ), quel Haut programme pour l'année !
Pourquoi vouloir toujours plus, mériter l'ombre, la préparer, l'espérer et l'attendre, humblement, demander pardon, demander des nouvelles, laisser passer les mauvaises pensées qui font reculer, toucher tout bas, regarder Haut ...

Contente et confiante !

Veronica B, in Ce conte hanté, 2 janvier 2014, parcoEurir un chemin ensemble (se mettre en quête, en marche, avec son coeur, sa volonté )



lundi 30 décembre 2013

Je m'heureux lève pour une année nouvelle !


Au fond de ma soupière
J'ai mis des voeux de coeur
A vous offrir légère
Pour filer le bonheur
  Velouter votre hiver
  Fleurir votre intérieur
    Eclairer vos déserts ...


Consommez beau la vie
Partagez l'amitié
Célébrez et louez
Au temps qu'il est permis !
Que l'année vous soit douce
Et que vos rêves poussent
Sur vos jours d'an-nuit

Bien à vous chers liens et lianes, 30 décembre 2013.
Veronica
Meilleurs rêves 2014 !

vendredi 27 décembre 2013

Y a quoi dedans ?


" Le nom, ce dernier soupir qu'il reste des choses" 
in L'Ensorcelée ( 1854 )
 Jules Barbey d'Aurevilly.


Pour un soupir
Dans ma soupe hier
Pour une roupie
Un bon fricot 
Dans la soirée
Pour un sourire
Sous la pesée
De vous poirés
Epieurs de goût :)
Rires
Et 
Espoirs
En nous opèrent
Repus
Purée !
ça c'est super ! 

( Que vos repas de fête soient riches de Présence ...)




Mais qu'ai-je donc mis à l'intérieur de ma soupière ?


jeudi 19 décembre 2013

Dis-moi c'est quand ...


Dis-moi c'est quand ...
Qu'on va pouvoir ...
Trier des cailloux ...

Une jolie chanson 
Pour border le temps
Et le prendre en faim 
Triloculairement !

Oui, c'est croustillant
De s'arrêter
Et discutailler 
Main sur les jeunes houx

Jamais sans Jamait ?
Ou Jamais plus jamais ?
Il est toujours tant
De se dérouiller
Tout en quittant son trou ...


Veronica B, Pour une chansonnette matinale sur l'air adapté librement de la chanson d'Yves Jamait